Description
Composition : 100% coton
Histoire du motif :
L’escarpolette, d’après un dessin de Jean-Baptiste Huet, Manufacture Oberkampf, vers 1783, toile de coton imprimée à la plaque de cuivre, inv.992.5.9. a
L’Escarpolette est l’un des motifs emblématiques de la Toile de Jouy ainsi que de la production et de la collaboration de Jean-Baptiste Huet pour la Manufacture Oberkampf. Représentant en partie centrale les joies de l’escarpolette[1], d’autres petites scènes complètent le motif, comme la fable ” le corbeau et le renard” et l’offrande à l’amour, dans un décor charmant de guirlandes florales et de putti. Dessinateur attitré de la Manufacture, Huet réalisa plus d’une trentaine de dessins, depuis les Travaux de la Manufacture en 1783 jusqu’à sa mort en 1811. Reçu à l’Académie en 1769 comme peintre d’animaux, thèmes que l’on retrouve de manière récurrente dans ses compositions, Huet aborde vers 1773 un nouveau genre, la pastorale. Caractéristique du deuxième type de composition d’Huet pour la Manufacture, les scènes galantes et la nature idéalisée de l’Escarpolette sont structurées par un décor d’arabesques, de guirlandes fleuries et de feuilles d’acanthes, à l’instar du Couronnement de la Rosière (vers 1785, N°inv.978.1.12), conservé dans les collections du musée de la Toile de Jouy, qui présente des similitudes stylistiques et iconographiques. Huet, s’inspirent des créations de son temps, comme le Hasard Heureux de l’Escarpolette de Jean-Honoré Fragonard (entre 1767-1769, Londres, Wallace Collection), témoignant de la capacité de la Manufacture Oberkampf, à s’inscrire dans le goût et l’esprit de son temps. Motif constitutif de l’identité de la Toile de Jouy en tant que style décoratif, l’Escarpolette est une source d’inspiration jusqu’au 20ème siècle : motif favori du couturier Christian Dior, il reprend ainsi le motif dans ses créations Haute Couture et décor ses boutiques de Toile de Jouy.
[1]Définition dans l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert : ESCARPOLETTE, s. f. (Gymn.) exercice de campagne qui consiste à s’asseoir & à se balancer sur une planchette, attachée par ses extrémités, à deux cordes qui se tendent à deux arbres éloignés d’une distance convenable, & qui la tiennent suspendue en l’air à la hauteur qu’on souhaite. Une ou deux personnes entretiennent la planchette en volée, en poussant les cordes, lorsque la planchette est descendue à son point le plus bas, du côté où elle va remonter.














